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Slide ou pas slide: that is the question !

Bien avant de savoir exactement ce que l’on va présenter ou d’avoir réfléchi à son plan, on a souvent le réflexe de penser au support. Du coup, on se met à chercher des templates PowerPoint ou des exemples Keynote pour briller lors de sa présentation. Perdu entre les nombreux modèles existant et le message que l’on souhaite délivrer à son auditoire, on  a tendance à remplir les slides de mots, schémas et images comme s’il s’agissait  avant tout d’un concours de présentation visuelle. Cette pratique n’est certainement pas la meilleure méthode. Ce qui nous amène à nous interroger. Que faut-il privilégier ? Les slides ou le message délivré grâce au slide ?Le contenant, le contenu ou la forme ?  Autrement dit, le support utilisé accentue-t-il l’impact de notre message et comment amplifier l’impact de ce message pour marquer son auditoire ? Slide ou pas Slide, comment faire ? 

 

 Faisons une petite expérience. Si je vous dis « présentation », à quoi pensez-vous ? Je mettrais ma main à couper que pour la plupart d’entre vous, c’est bien le doux mot de « Powerpoint » que vous entendez résonner dans votre esprit, la couleur rouge de son icône et l’image de slides défilants que vous visualisez très nettement.  On a effectivement la fâcheuse tendance à réduire l’exercice de la présentation à Powerpoint. Mais c’est là que l’on se trompe, car avant toute chose, présenter consiste à développer votre capacité à embarquer votre public, à leur donner envie de bouger les lignes et de changer les choses. Or, Powerpoint seul n’a pas ce pouvoir !

 

Structure avant peinture

Pour embarquer votre public et générer son adhésion, avant même de vous demander si vous avez besoin d’un Powerpoint, vous devez vous plier à un travail de structure et de narration. C’est quoi l’idée ? Qu’est-ce que je dois changer chez les gens qui m’écoutent ? Quel est le problème à résoudre ? Quelle est ma promesse de changement ? Refreinez donc votre entrain d’ouvrir Powerpoint et choisissez plutôt de vous munir d’un carnet, de post-its, voire d’un document Word pour adresser avant toute chose ces questions phares. Il vous faut en effet d’abord concentrer vos efforts sur la structure de votre propos avant de songer à sa mise en forme.

Pourtant, dans la vie de tous les jours, c’est plutôt le phénomène inverse que l’on observe : des orateurs qui construisent directement leur Powerpoint sans passer par la case structure et se contentent de commenter leurs slides. Et le résultat laisse à désirer : un public ennuyé et désintéressé, et de bonnes idées qui ne verront jamais le jour, parce qu’elles n’auront pas été bien présentées. Mais tout ceci ne nous dit toujours pas s’il faut privilégier les présentations avec ou sans slides…

 

Alors concrètement, slide ou pas slide ?

Chez ZEPRESENTERS, nous avons tendance à recommander les slides dans la plupart des cas, et ce pour une raison simple : on considère qu’un message a 7 fois plus d’impact lorsqu’il est associé à une image. Vos slides sont donc la chance pour vous d’amplifier votre message et de l’ancrer d’autant plus dans l’esprit de votre auditoire. Il n’y a rien de plus efficace que de mettre en cohérence votre propos à l’oral et le contenu de votre slide, image et message combinés.

 

Des slides oui, mais pas n’importe comment

Si nous préconisons les slides pour l’impact qu’ils peuvent avoir sur votre message, tout slide n’est en revanche pas bon à présenter ! Les slides surchargées sont à bannir, tous comme les slides dit « papier-peint » qui n’ont lieu d’être que pour assurer le décor. Il y a plusieurs règles simples pour optimiser l’impact de vos slides :

– Privilégiez les slides épurés

Misez sur une idée par slide

Simplifiez pour amplifier

 

À vous la liberté

En fin de compte, vous êtes libre de faire ce qu’il vous plaît et de choisir l’utilisation d’un support ou non, en fonction du contexte. Nous sommes de plus en plus amenés à préparer des interventions courtes et informelles, où un support pourrait ne pas avoir sa place. Faites confiance à votre bon jugement de la situation pour prendre la meilleure décision. En ce moment, typiquement les prises de parole en visio qui se multiplient ne sont pas particulièrement propices à un support, de par les difficultés de connexion rencontrées. Il peut être plus judicieux de privilégier une intervention sans support, mais avec un propos bien structuré et travaillé et éventuellement l’envoi d’un document a posteriori.

 

Présenter sans slides n’est pas un défi

L’erreur ultime serait de vous lancer dans une présentation sans slides, sous prétexte que vous souhaitez relever un défi. Ou bien de vous adonner à la nouvelle mode du Pecha kucha par exemple, qui vous impose la présentation de 20 diapositives se succèdant toutes les 20 secondes. Ce type de format qui impose des contraintes de format au détriment du fond est contreproductif. Vos slides ne sont pas là pour relever un défi, jouer ou tester de nouveaux formats mais pour vous être utiles. Finalement à la question slide ou pas slide, la meilleure réponse que l’on puisse vous proposer est la suivante : « Slide, si ça vous est utile. That is the answer. »

 

 

A propos de Constance Toulemonde

Storymanager et formatrice certifiée Hubstory, elle accompagne de nombreuses entreprises en conseil stratégique pour transformer leurs stratégies en des histoires claires, inspirantes et incarnées. Son motto: inspirer les autres à inspirer les autres.

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