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Résistances identifiées = Orateur apaisé

Parmi les raisons qui empêchent de dormir les orateurs, il y a celle d’être contredis, chahuté ou, plus globalement, que les gens ne soient pas d’accord et qu’ils le manifestent. Cette angoisse amène les collaborateurs à y réfléchir à deux fois avant de proposer une idée. Cela ralentit l’émergence de nouveaux talents et l’identification de projets innovants. Comment redonner le sommeil à tous ceux qui ont des projets à proposer ?

Avant de passer à la méthode, il y a 2 prérequis :

  1. Il y aura toujours quelqu’un qui ne sera pas d’accord avec vous, il faut l’accepter car c’est inévitable ! Pour une raison simple : à chaque fois que l’on propose une idée, on bouscule les équilibres établis et, par défaut, le cerveau humain n’aime pas ça. Il résiste alors au changement pour éviter de prendre en considération des éléments sur lesquelles il s’est déjà fait un avis.
  2. Les résistances sont une vraie opportunité pour tester le potentiel de disruption d’une idée. Dès que l’on est plus de trois autour d’une table, si tout le monde est d’accord, c’est souvent que votre idée ne va pas changer tant de choses que ça ou, pire, qu’on n’ose pas vous dire non ! Ce sont les résistances que l’on vous oppose qui vont vous permettre de mieux vous préparer.

Cela signifie que votre objectif, lors de la préparation de votre présentation, n’est pas d’espérer que personne ne vous résiste. C’est au contraire de muscler votre idée grâce à votre capacité à anticiper les résistances et à mieux y répondre.

Comment anticiper les résistances de mon public ?

Quand on fait la carte des résistances qu’une idée peut susciter, on se rend compte qu’il est finalement assez rare de voir des gens refuser l’intégralité d’un projet. Il est plus fréquent de voir des blocages s’exprimer vis à vis de tel ou tel aspect. Anticiper les résistances est toujours un moment intéressant où l’on se met dans les baskets de ceux qui nous écoutent. On va pouvoir relever trois grandes formes de résistances :

  1. La résistance est faible : faites attention de ne pas y consacrer trop de temps. Argumenter sur un point contre lequel personne ne s’oppose va donner le sentiment que vous vous faites plaisir. S’il n’y a pas d’enjeux, il n’y a pas d’intérêt.
  2. La résistance est émotionnelle : rappelez-vous que cela ne sert à rien d’argumenter face à quelqu’un qui n’a pas envie, qui a peur ou qui se méfie car il ne vous écoute pas. Plus vous serez capable de formulez cette résistance avec empathie et sincérité plus vous pourrez le ramenez vers une résistance rationnelle.
  3. La résistance est rationnelle : le seul écueil est de donner le sentiment de vous justifier. Plus vous donnerez le sentiment de subir les questions, plus vous diffuserez le doute, même si vous êtes en mesure d’y apporter une réponse satisfaisante.

Alors, on ne fait pas l’autruche en espérant que personne ne dira rien. Au contraire, on anticipe les résistances, on les formule si nécessaire et on leur apporte une réponse. C’est en accueillant les oppositions avec sérénité que vous exprimerez un leadership à l’écoute, apaisé et apaisant.

 

A propos de Elisa Delaveaux

StoryManager et formatrice certifiée HUBSTORY, Elisa accompagne de nombreuses entreprises pour transformer leurs stratégies en des histoires claires, inspirantes et incarnées. Sa devise : “ Le bonheur n’est pas d’avoir ce que l’on désire mais d’apprécier ce que l’on a “ (Paulo Coelho)

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