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Les secrets de ceux qui n’ont pas le trac

Le trac est une expression du stress, autrement dit, une réaction à une situation complexe voire inconnue. La logique voudrait que plus on apprend à gérer ces situations complexes et inconnues, plus on peut les aborder avec sérénité. Ceci nous laisse penser qu’il est possible de se débarrasser de ce trac. Mais, comment ? Et en combien de temps ? En attendant, la solution la plus pragmatique est d’apprivoiser son trac de manière à s’en servir pour mieux réussir ses prises de paroles.

 

 

Il y a quelques semaines, nous citions une étude américaine qui montre que 75% des américains ont peur de prendre la parole en public, soit la première peur devant la mort. Cette étude, déjà très intéressante, l’est encore plus au regard de l’étude que nous avons menée avec Opinionway*. En effet, en France, plus de 65% des managers interrogés se sentent à l’aise à l’oral et disent ne ressentir aucun trac particulier. Seulement 35% des interrogés déclarent se sentir mal à l’aise ! Clairement ces résultats sont en décalage complet avec ce que l’on observe. Mais comme aimait le préciser Mark Twain :i « il y a deux types d’orateurs dans le monde : ceux qui ont le trac et ceux qui mentent ».

 

 

Pourquoi avoir peur de dire que l’on a peur ?

 

Face à l’exercice de la prise de parole, beaucoup d’entre vous ont l’impression de ressentir plus de stress que les autres. C’est le résultat d’un biais cognitif qui nous amène à trouver que les autres sont “naturellement” plus à l’aise.

 

Mais que se passe t’il dans la tête de ceux qui ne semblent pas avoir le trac ?

 

  • Ceux qui prennent la parole avec quelqu’un de plus stressé qu’eux

Lorsque l’on prend la parole en équipe, si l’on identifie quelqu’un de plus terrorisé que soi, on se sent bizarrement plus rassuré. C’est tout à fait normal, vu que l’on a le réflexe de chercher à être rassurant. Ce mécanisme ne fait pas disparaître le trac, mais il le rend plus supportable comparé à ce que vit le collègue.

 

  • Ceux qui sont stimulés par l’adrénaline

Certaines personnes affirment ne pas avoir le trac. En réalité, ils vivent une exposition à l’adrénaline qui est excitante et non inhibante. Ces personnes sont alors stimulées positivement par le trac.

 

  • Ceux qui prennent des bêtabloquants

Les bêtabloquants sont des médicaments limitant l’impact des émotions et des réactions physiques de son consommateur. Or la transmission de l’émotion de l’orateur est l’un des principaux enjeux pour la réussite de sa prise de parole. En diminuant l’impact de ses émotions, il diminue l’efficacité de son discours, l’intensité de son empathie et, plus globalement, l’impact du message porté.

 

  • Ceux qui l’ont fait tellement de fois

Lorsque l’on fait régulièrement la même présentation, la sensation de trac va s’atténuer. A force de répéter le même propos, vous allez engranger suffisamment d’expérience pour faire de la relation avec le public quelque chose de connu et donc, de moins stressant. Attention, en revanche de ne pas trop vous relâcher. Il suffit d’une salle plus grande que d’habitude ou d’une audience particulière pour que le trac revienne au galop.

 

  • Ceux qui n’osent simplement pas le dire

Enfin, il y a le tabou, la peur : ne pas oser le dire. Ceci est un véritable cercle vicieux car ne pas oser dire que l’on a le trac, aggrave parfois plus la situation. Vous allez parler en espérant que l’on ne voit pas votre peur et vous prenez le risque de vous concentrer sur un mauvais objectif. Il est nécessaire d’apprendre à apprivoiser ses émotions, à les accepter, afin de pouvoir les exprimer. En faisant cet exercice, vous augmenterez indéniablement l’impact de vos prochaines prises de parole en public.

 

Le trac est le résultat d’une émotion qu’il faut apprendre à écouter. Oui, prendre la parole sera toujours un exercice complexe et inconnu, même si l’on en a une grande expérience. Mais n’oubliez jamais que le trac est une chance car, maîtrisé, il devient notre meilleur allié.

 

* Étude menée par OpinionWay pour ZEPRESENTERS du 9 au 23 août 2019 sur un échantillon de 400 cadres d’entreprises du tertiaire de 20 salariés et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de région, de secteur d’activité́ et de taille d’entreprise.

 

A propos de Elisa Delaveaux

StoryManager et formatrice certifiée HUBSTORY, Elisa accompagne de nombreuses entreprises pour transformer leurs stratégies en des histoires claires, inspirantes et incarnées. Sa devise : “ Le bonheur n’est pas d’avoir ce que l’on désire mais d’apprécier ce que l’on a “ (Paulo Coelho)

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