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Les limites du storytelling en entreprise

Le storytelling en entreprise sert à raconter la bonne histoire. L’histoire qui va vous permettre d’engager vos collaborateurs sur un projet concret. Utiliser cet outil puissant de communication qu’est le storytelling vous permet d’inspirer vos collaborateurs et d’ancrer en eux votre promesse de changement en suscitant de l’émotion. Vous aurez sans doute des résistances, mais nous sommes là chez ZEPRESENTERS pour vous aider à faire en sorte de lever ses résistances et utiliser au mieux l’art du storytelling en entreprise. Et bien sûr connaître ses limites afin que vous ne vous trompiez pas d’objectif lors de vos prises de paroles ou vos présentations.

 

Il y a quelques semaines nous évoquions déjà les limites du Pitch en entreprise. . Aujourd’hui ce sont les limites du storytelling qui nous intéressent. Dans les années 60, le storytelling est devenu un sujet d’étude universitaire très à la mode aux Etats-Unis. Ces travaux ont très tôt été repris par les publicitaires, les commerciaux et les directions marketing. Mais le storytelling se limite t-il à la vente et au luxe ? Est-ce que cet outil tient la route lorsque l’on parle à des adultes experts ? Est-ce une mode qui va bientôt passer ou un mouvement de fond auquel il faut rapidement s’intéresser ?

STORYTELLING KEZAKO

Derrière l’étiquette “storytelling”, il y a tout simplement l’ensemble des techniques que l’on emploie lorsque l’on veut raconter une histoire. Avec une telle définition, on peut se dire que l’on a passé l’âge de raconter et d’entendre des histoires. Mais on ne peut plus ignorer que si les histoires ont un tel pouvoir sur les enfants, c’est parce qu’elles parlent naturellement à notre humanité et qu’elles ont le pouvoir d’activer ce qui nous touche et nous met en mouvement.

Le storytelling a notamment deux marqueurs forts :

  • Vous savez que vous racontez une histoire, lorsque les gens acceptent de vous écouter sans savoir où vous voulez en venir. Cette dynamique donnent aux histoires un pouvoir incomparable dès que l’on a besoin de capter l’intérêt et de marquer les esprits.
  • Vous savez que vous racontez une histoire, lorsque votre propos est construit autour d’un fil ininterrompu de causes et d’effets. Cette structure confère aux histoires une cohérence puissante dès que l’on doit obtenir l’adhésion sur des sujets complexes ou sensibles.

Qui n’a pas besoin d’impliquer fortement son auditoire ? Les grandes limites du storytelling viennent principalement des freins et des fausses excuses qui ralentissent son usage par le plus grand nombre. Et ces freins, vous nous en faites part tous les jours, au démarrage de nos formations :

  • « Oui le storytelling est inspirationnel, mais moi, on me demande d’être concret. »
  • « Oui le storytelling est efficace, mais c’est principalement une technique de manipulation. »
  • « Oui le storytelling est sympa, mais en attendant, ça ne me donne pas l’air sérieux. »

Quel projet n’a pas besoin de marquer fortement les esprits et d’activer l’engagement de ceux qui écoutent ? En racontant vos projets sous la forme d’histoires, vous disposez d’un outil puissant pour influencer le cours des choses, beaucoup plus efficace que tous les plans analytique d’exposé que l’on a appris à l’école. Encore faut-il savoir raconter la bonne histoire, de la bonne manière et à la bonne personne.

 

STORYTELLING MODE D’EMPLOI

 Raconter la bonne histoire

On associe trop souvent et à tort le mot storytelling à insincérité et manipulation. En même temps, l’expression « raconter des histoires » a ce penchant négatif dont on a du mal à se débarrasser, au détriment du positif. Et pourtant, raconter des histoires, au sens propre du terme, c’est passionnant. Pour vous en tant que storyteller comme pour votre audience, qui se voit embarquée par vos propos, impliquée et prête à jouer un rôle dans votre récit. Il en est de votre responsabilité en tant qu’orateur ayant compris l’impact du storytelling, de vous munir de tous les outils et informations nécessaires pour raconter en toutes circonstances la bonne histoire. Mais justement, qu’est-ce que la bonne histoire ? La bonne histoire, c’est celle qui vous anime et qui fait sens ; c’est celle qui va raconter les enjeux et mobiliser sur la nécéssité de faire bouger les choses ; c’est celle qui va impliquer votre public, en leur donnant envie d’agir et de jouer un rôle impactant.

 

Raconter l’histoire de la bonne manière

Une fois que vous avez identifié la bonne histoire, il va vous falloir la raconter de la bonne manière. Une des erreurs les plus courantes en storytelling est de justement montrer que vous racontez une histoire. C’est la petite phrase que l’on glisse comme si de rien n’était en amont de son histoire : « Maintenant, j’aimerai vous raconter une petite anecdote. » Or, il n’y a rien de pire pour vous décrédibiliser et donner le sentiment à votre audience que « ce n’est pas sérieux » et que vous essayez de noyer le poisson. Mais attention, ce n’est pas votre histoire qui ne fait pas sérieux, mais la façon dont vous l’abordez. Si vous racontez une histoire, allez-y à fond. Vous devez être convaincu que c’est le meilleur moyen de faire passer votre message pour que votre audience en soit convaincue à son tour. Car après tout, il n’y a rien de plus sérieux qu’une histoire ! Pour aller plus loin, et ne pas limiter votre storytelling à des anecdotes, allez jeter un coup d’œil à ce ze conseil.

 

Raconter l’histoire à la bonne personne

En rentrant à la maison le soir, vous ne racontez pas votre journée de travail de la même façon à votre conjoint qu’à vos enfants. Une bonne histoire bien racontée s’adapate effectivement à son public. Si votre projet demeure le même quelle que soit votre audience, l’histoire autour de ce projet doit varier et s’adapter pour capter pleinement l’intérêt de votre public. Pour que ceux qui vous écoutent aient envie de jouer un rôle dans votre récit, il faut que le problème les concerne et que l’argumentation réponde à leurs résistances. Car n’oubliez pas qu’argumenter ne sert à rien face à un public déjà conquis. Inversement, si vous ne prenez pas en compte les objections de votre public, vous donnerez le sentiment de tourner autour du pot et de ne pas tout dire.

 

Raconter une histoire, c’est concret

Typiquement, si votre boss attend de vous d’être concret, vous avez vu juste en passant en mode storytelling. Car. On n’est jamais aussi concret que lorsque l’on raconte une histoire. Le problème que vous cherchez à résoudre est concret, les actions mises en place sont concrètes, de même que les bénéfices qui en découlent. De même, si l’on vous demande d’être concis, le storytelling ne doit pas rajouter de longueurs. Le format Pitch en est la preuve, avec un storytelling optimisé pour une prise de parole courte, concrète et compréhensible.

 

Finalement la bonne histoire, c’est avant tout celle que vous allez avoir sincèrement envie de raconter. C’est une histoire qui va se trouver à la croisée des chemins entre :

  • La vision de votre organisation et la cause qu’elle défend
  • ce qui vous anime profondément et les problèmes qui sont les vôtres
  • les problèmes de votre public que vous proposez de résoudre

Et si vous cochez ces 3 cases, vous pouvez être sûr que vous ne vous trompez pas dans l’histoire que vous êtes en train de raconter et que vous faites bon usage de notre « storytelling mode d’emploi ».

A propos de Constance Toulemonde

Storymanager et formatrice certifiée Hubstory, elle accompagne de nombreuses entreprises en conseil stratégique pour transformer leurs stratégies en des histoires claires, inspirantes et incarnées. Son motto: inspirer les autres à inspirer les autres.

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