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Comment maîtriser vos émotions ?

La prise de parole en public terrifie beaucoup d’entre nous. Pourtant, dans les faits, l’acte de parler est rarement le vrai problème. En revanche, il est indéniable qu’il favorise des situations que l’on cherche au quotidien à éviter. Se tromper devant les autres, ne pas plaire, être jugé, être contesté, être moqué, se montrer faible, ne pas être à la hauteur, se mettre en avant, parler pour ne rien dire… voilà ce qui terrorise la plupart des orateurs. Si certaines de ces situations ne posent aucun problème, d’autres, en revanche, sont clairement considérées comme des tabous absolus. Ils sont ancrés en nous pendant l’enfance suite à une situation ayant généré du ridicule et de la honte et nous ont fait dire, le plus souvent inconsciemment : « plus jamais ça ».

Lorsque l’on se retrouve à affronter un de ces tabous, il est toujours très difficile de contrôler ses émotions. Le simple fait de les évoquer peut parfois être l’objet d’un ressenti extrêmement violent. Nous sommes d’autant moins préparés à faire face à ces situations que nous passons notre temps à faire en sorte qu’elles ne se produisent pas. Mais parfois, ces tabous intimes se dressent sur notre chemin et nous empêchent de pleinement nous accomplir. La gestion des émotions fait l’objet d’innombrables théories et publications. Voici, pour simplifier, trois étapes pour identifier la cause de vos émotions négatives et, petit à petit, apprendre à vous en libérer.

  1. Identifier la situation d’évitement. Ce n’est pas une tâche facile, d’autant que nous avons développé des stratégies inconscientes d’évitement systématique. Une bonne manière de se tester est de chercher chez les autres ce qui nous agace, ce que l’on trouve ridicule ou, au contraire, ce que l’on admire lorsque nous sommes en situation de spectateur. Une fois que vous avez identifié quelque chose – « il se met en avant », « il a l’air avachi », « il parle trop fort »… – imaginez-vous un instant le faire à sa place. S’il est impensable pour vous d’adopter ce comportement, félicitations, vous avez trouvé une situation d’évitement.
  1. S’approprier la raison de l’évitement. Identifier un évitement est rare car précisément, nous faisons tout pour qu’il ne se produise pas. Une fois identifié, il est intéressant de se l’approprier, d’imaginer comment il a influé sur notre vie : ce que cela a pu vous faire réussir ou échouer. Il est aussi intéressant d’identifier la manière dont vous compensez cet évitement. Et de vous demander ce que cette compensation vous a permis d’obtenir ou de perdre. S’il est toujours aussi difficile pour vous d’affronter volontairement cette situation, il est temps de passer à l’étape suivante.
  1. Affronter l’interdit. Les thérapies comportementales ont fait leurs preuves pour traiter ces situations. Notamment grâce à l’utilisation du jeu théâtral. À partir de maintenant, il va falloir vous trouver un partenaire de jeu. Même simuler peut paraître insurmontable pour certains d’entre nous. Il s’agit cependant d’une étape fondamentale pour réécrire un vécu émotionnel positif concernant le comportement identifié comme interdit. Avec le temps et le travail, ce qui vous paraît aujourd’hui impossible deviendra petit à petit difficile, envisageable, gênant et enfin, faisable.

Il s’agit d’un travail long et impliquant. Voilà pourquoi il n’est indiqué que dans les cas où l’évitement est gênant pour votre épanouissement. Or, tout ce qui vous retient de prendre sereinement la parole devant les autres est un frein qui bride votre leadership et limite l’impact de votre influence.

A propos de Sébastien Bernard

Créateur, avec Bruno CLÉMENT, de la méthode HUBSTORY®, il supervise tous les aspects liés au storytelling. Son approche de la prise de parole conduit au développement d’un leadership naturel fondé sur la sincérité, l’affirmation de soi et l’attention porté aux autres.

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