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5 slides max

5 slides max, comment s’en sortir ?

“5 slides maximum”, que celui qui ne s’est jamais vu imposé cette consigne au moins une fois, lève la main ! Cette règle, totalement contre-productive, connaît sa petite notoriété depuis quelques années. Alors, comment s’en sortir ? Comment rester efficace avec des contraintes qui vous brident ?

 

Faire de la présentation un exercice de style ultra-normé a été tenté plusieurs fois. Le plus emblématique est certainement le Pecha Kucha : 20 slides, 20 secondes chacune. Un exercice proche du Pitch avec une durée totale d’un peu plus de 6 minutes. Pour l’avoir testé, il n’est pas simple mais revêt une grande qualité : il force à la préparation et à la répétition. Sans ces deux ingrédients : raté assuré !

Cela dit, sauf si vous envisagez de faire le jeux olympiques du PowerPoint, l’exercice n’a pas beaucoup d’intérêt. Ce n’est certainement pas en se conformant à ce type de règle que l’on marque les esprits et que l’on sort du lot.

 

Il est en de même avec le règle des “5 slides” que l’on a vu fleurir un peu partout. Les comex, codir, copil et autres comités y ont vu l’opportunité de mieux maîtriser le contenu et la durée des présentations. Or, il n’y aucune corrélation entre les slides et le temps. Vous avez des orateurs qui parlent des heures sans slide. Et des exercices comme le Pecha Kucha où les slides défilent à grande vitesse. De plus, l’exercice tend à considérer que la présentation se cantonne à PowerPoint… En conséquence, le leadership des orateurs fond comme neige au soleil car ils ne sont plus concentrés sur leur idée et le temps qu’on leur accorde, mais sur une contrainte de style qu’on leur impose. Ils se retrouvent effacés derrière un support inefficace et surchargé avec la seule satisfaction d’avoir fait tenir leur présentation sur… 5 slides.

 

D’abord, il est important de rappeler que les slides surchargées posent plusieurs problèmes :

  • Notre cerveau lit plus vite qu’il n’entend. C’est un fait. Une fois la lecture acquise, le cerveau humain est capable de lire très rapidement. Et puisqu’il consomme à lui seul 20% de notre énergie totale, il nous pousse forcément vers l’activité la moins gourmande. Vous l’avez sans doute déjà vécu en regardant une vidéo sous-titrée. Bien qu’elle soit en français, vous vous retrouvez à lire plus qu’à écouter. Face à une slide chargée : même combat. L’attention qui devrait être portée à l’orateur se retrouve complètement plongée sur la slide. Pour éviter ça, on vous donne quelques conseils par ici (lien article Elisa)
  • L’orateur est complètement tourné vers son powerpoint, il se retrouve à commenter son propre support en essayant de ne rien oublier (d’autant que l’auditoire a déjà eu le temps de lire plusieurs fois tout ce qui était affiché). Tout cela peut se résumer en une équation simple : Orateur absent + voix monotone + slide chargée = public qui s’occupe en attendant que ce soit terminé.
  • La lisibilité sera très certainement mauvaise. Plus on veut en mettre, plus on réduit la typo, les graphiques… Bref tout devient illisible à moins d’être au premier rang. Pensez à ce pauvre public au fond de la salle …

 

Malheureusement, pour un certain nombre d’entre vous, il n’est pas toujours possible d’échapper à cette règle, il vous faut donc bien trouver des solutions. Il était donc temps de vous proposer un ZECONSEIL qui vous vienne en aide !

 

N’afficher que l’essentiel

Un bon nombre de slides sont en temps normal complètement inutiles, c’est une formidable opportunité pour les supprimer complètement. Voici une petite liste :

  • Le sommaire / le plan : cela prend du temps et n’apporte rien de plus à votre présentation
  • Les slides vides avec pour seul titre : contexte, chiffres clés, intro, conclusion …
  • “Des questions ?”
  • “Merci de votre attention”
  • Page de garde avec titre + nom + date + …

Bref, tout ce qui remplit les slides sans apporter à votre propos.

 

Jouer sur les animations

Puisque vous êtes limité sur le nombre de slides, profitez des animations ! Elles vous permettent de n’afficher que ce dont vous êtes en train de parler afin de maintenir l’attention sur l’idée que vous partagez. Vous guidez ainsi l’attention de votre public là où il doit être : sur ce que vous dites.

Attention à privilégier des animations simples : apparition, apparition subite, zoom, etc.

 

Simplifier pour amplifier

Cette règle n’apparaît pas pour la première fois dans l’un de nos articles. C’est une règle essentielle du slide design. Évitez les phrases longues, privilégiez des phrases simples et impactantes pour contrer l’effet “lecture” évoqué plus haut.

Par exemple évitez d’écrire :

“Vous pouvez rejoindre une équipe qui sait être dynamique”

Écrivez plutôt :

“Rejoindre une équipe dynamique”

 

Sortir les chiffres de vos tableaux !

En plus de prendre de la place, les tableaux ne sont pas lisibles et compréhensibles pour votre public. Et quand ils le sont, ils absorbent l’intégralité de l’attention Préférez afficher les statistiques qui sont impératives à votre propos ou créez des graphiques lorsque vous souhaitez mettre en avant une tendance.

 

Évidemment, vous ne pourrez pas laisser cette présentation en sortant car elle sera inexploitable sans votre commentaire. En revanche, elle jouera parfaitement son rôle : donner envie à votre auditoire de lire le document que vous avez laissé.

En appliquant ces quelques conseils, vous aurez déjà libéré beaucoup d’espace et de slides. Mais terminez tout de même votre préparation avec une question essentielle : qu’est-ce qui est important et qu’est-ce qui est essentiel ? Si c’est essentiel, gardez-le ; si c’est important, gardez-le pour plus tard !

 

 

A propos de Mégane Cajot

Mégane a vécu sa première expérience du Pitch en se prêtant à l'exercice lors de la première édition de VivaTechnology en 2016. Par la suite, ses différentes expériences dans l'écostystème des startups d'EURATECHNOLOGIES, lui ont fait prendre conscience que ce qui l'anime c'est de soutenir et accompagner les porteurs de projets. Après plus d'un an chez PUBLICIS et une expérience internationale pour découvrir le monde, elle est revenue en France avec une forte envie de partager tout son savoir en continuant d'apprendre de ceux qu'elles rencontrent. Déterminée à faire de sa passion son métier, elle rejoint ZEPRESENTERS en 2019. Travaillant en binôme avec les fondateurs Bruno CLEMENT et Sébastien BERNARD, elle a déjà travaillé sur de nombreux projets avec TF1, ADEO ou RABOT DUTILLEUL. Sa mission : vous aider à transfortmer des stratégies complexes en des histoires claires, inspirantes et incarnées. Son motto : Se lancer, c'est déjà un premier pas vers la réussite.

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